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Labellisations du bâtiment passif

Pour s’assurer d’atteindre l’optimum énergétique, vous pouvez, en tant que maître d’ouvrage, faire vérifier votre bâtiment par un tiers, grâce à une certification, aussi appelée labellisation. En Suisse, en Allemagne, mais aussi en France, et ailleurs dans le monde, des labellisations existent pour garantir au maître d’ouvrage que son bâtiment atteindra bien la performance énergétique visée.

A l’instar du diplôme CEPH, la labellisation n’est en aucun cas obligatoire pour qu’un projet soit qualifié de passif. Le passif est un mode constructif et non une marque ou un concept déposé. Le rôle de la labellisation est de garantir le niveau de performance et de lever les incertitudes des intervenants.
La certification allemande Passivhaus, dont la déclinaison française est le label Bâtiment Passif, a été développée par les fondateurs du passif, et en cristallise les principes. La procédure de certification se décompose en deux étapes. La première se situe après la conception du bâtiment et vise à corriger les plans si besoin. La seconde intervient à la livraison du bâti, pour vérifier les résultats, notamment grâce à la réalisation d’un test d’infiltrométrie.

La certification Minergie-P développée en Suisse, et on en trouve aussi des exemples dans les zones frontalières françaises. Elle sanctionne significativement les mêmes critères que le label Bâtiment Passif. Notamment, elle plafonne le besoin de chauffage à 15 kWh par m² et par an. Le processus de certification est assuré par un tiers, et prévoit également deux étapes : une phase post-conception, puis une phase de vérification à achèvement de l’ouvrage. Des visites de chantier et un suivi des consommations sur 3 ans peuvent également être mis en place. Maintenant, en tant qu’acteur de la construction, quel intérêt présente trois avantages principaux, quelle que soit la certification retenue.
D’abord, elle sert de garde-fou, notamment lors de la réalisation d’un premier projet. La rigueur exigée par le processus de certification oblige à placer très haut ses objectifs de performance énergétique. Elle fait acquérir aux équipes des bonnes pratiques qui deviennent des réflexes sur les projets suivants.
Ensuite, le regard apporté par un tiers, spécialiste de la très basse consommation, à l’issue de la phase de conception, permet de corriger le tir si nécessaire. Ce filet de sécurité offre une véritable sérénité face au client.

Enfin, un bâtiment certifié est la reconnaissance du travail de toute une équipe, et un véritable gage de crédibilité, voir un argumentaire commercial, auprès des futurs clients.

A noter que la labellisation d’un bâtiment au standard Bâtiment Passif ou Passivhaus permet aux membres de l’équipe de conception de prétendre au titre de Concepteur Européen Bâtiment Passif.

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